Louise Bourgeois et Fillette (photographie de Robert Mapplethorpe).

Portrait de Louise Bourgeois tenant fillette, 1982
Cette photographie de Louise Bourgeois tenant un sexe démesuré et malade dans ses bras est je trouve touchante. Son visage est plein de malice, peut-être est ce le nom qu’elle à donné à ce pénis qui l’a fait sourire, elle à en effet appellé Fillette… Appeller une oeuvre phallique Fillette, je pense qu’il doit y avoir un message pour nous les hommes, c’est une attaque en règle contre le phallus, elle ridiculise l’emblème de la virilité, elle nous ridiculise, nous les hommes. Pour finir, voici une phrase du psychanaliste Thierry Delcourt qui résume bien cette oeuvre : “Les femmes disent des choses sur les hommes que les hommes n’arrivent peut-être pas à dire sur eux-mêmes. En attaquant la toute-puissance masculine, elles renvoient l’homme à sa fragilité, ainsi elles se libérent, et le libère de ses clichés”.




En voyant cette photo pour la première fois, j’avoue ne pas avoir vraiment apprécié… Mais en y réfléchissant bien, le message qu’elle transmet est très intéressant et plaisant.
Oui, mais enlève le titre de la photo.
Que reste t-il?
Tout ce que je demande, c’est qu’elle de s’en serve pas.
Sinon, pour le concept de massacrer le symbole phallique, je ne trouve pas ça spécialement féministe mais réactionnaire au machisme, une sorte de miroir.
De la misandrie, quoi. Un tantinet…